15/05/2013

L'investigation en réel

 

Oui, depuis des années, je m'occupe de beaucoup de sujets. Médiator, Pugwash, Wikileaks, Grippe A, Hépatite B, stagiaires, logements, historiettes politiciennes… et tout ce qu'il y a de fantaisiste sur le web. J'ai appris surtout l'investigation. Quelques mots donc sur ces savoir-faire basiques.

Il faut savoir être viral. Quand on a bossé sur les virus, c'est plus facile. On sait que les lentivirus peuvent rentrer dans le génome, rester en dormance pendant des années (merci aux travaux de Mansky et de Simon Wain Hobson) mais ils sont souvent réactivés. C'est là qu'ils deviennent suffisamment mordants pour détruire un organisme ou simplement faire leur dégât. La viralité et le web étant lié, passer de l'analyse des virus en laboratoire à la toile coule de source. Mais c'est avec Génération Précaire et Jeudi Noir, que j'ai pu trouver un autre monde. Celui du journalisme et de la blogosphère, c'est donc la liaison de ces mondes qui m'a fait connaitre des directeurs de journaux, des rédac chef, des journaleux... ils m'ont beaucoup appris.

Comment faire alors... juste à trainer dans des cafés qui voient à heures fixes venir des employés de boite, de ministères... et là, miracle, ces gens parlent de boulot, ils parlent de confidentiels... ils ne se méfient pas... parfois il suffit d'être à côté d'eux dans le métro... on entendra alors jusqu'à des gens qui seront nommés à des postes... règle d'or, se tapir, attendre, écouter et ensuite noter tout... On y a un spectre sur la vie des entreprises... les harcèlements, les délires de certains abus de biens sociaux, les frasques de gens médiatisés... tout est alors su et pas trop besoin d'aller chercher très loin.

L'idéal ensuite est de provoquer une rencontre et donc de cibler les gens sur des sujets... le reste est un jeu d'enfant... on s'ouvrira devant vous, on dévoilera tout... et ensuite, il suffira de faire ce qu'on sait faire... faire savoir qu'on sait...

A bientôt pour d'autres petites infos, croustillantes sur les choses de la vie, celles qu'on sait simplement...

 

Yannick Comenge

 

 

 

 

 

12/05/2013

Pugwash et le monde du renseignement en deuil (Georges Parisot)

 

Nous en avions discuté, un jour ensemble dans l'appartement qu'il aimait tant dans le 7ieme. Je respecte alors cette volonté évoquée avec un sourire : Georges Parisot, président du Mouvement Pugwash-France est décédé ce matin. Une cérémonie religieuse aura lieu mardi.

Il aimait échanger sur la dissuasion, sur les conflits chauds ou froids. Il affectionnait les discussions avec Roberd Hinde, Richard Garwin... Il avait eu beaucoup d'idées concernant les avis de James Woosley (ancien boss de la CIA sous Clinton) et de bien d'autres qu'ils soient Pakistanais, Anglais, Russes, Israéliens ou Iraniens... Il aimait ce monde du renseignement et de l'intelligence. Il avait une vision large et ouverte. Il va manquer. C'était un humaniste, un homme habile à l'intelligence claire et pragmatique.

J'ai apprécié à titre personnel sa patience, sa grande amitié qui éclaira bien des moments dans des conférences de tous ordres. C'est un grand pour Pugwash.

A cet humaniste :. A sa famille:. 

06/05/2013

Un bonheur :.

J'ai sauvé la vie de la personne qui m'a élevé depuis ma petite enfance.

Elle rentre à la maison...

Heureux ce soir :.

Frat :.

Merci à HL, Pareil:.


24/04/2013

Helluvah revient avec "Emotions Pills"

23/04/2013

La lumière qui s’éteint…

 

Nous étions trois. Nous venions la visiter car il y avait si longtemps. Arrivés tard, nous n’avions pas eu le temps de trop parler. Au petit matin, une inquiétude : un souffle saccadé, une difficulté à respirer… rien de grave « a la campagne, on va chez le médecin le mardi, inutile de se déplacer ».  L’après midi était prévu pour prendre un moment auprès d’un proche hospitalisé. Un mec bien du quatrième âge… là, les choses s’accélèrent, la dame s’essouffle un peu plus… une inquiétude encore… Puis le destin, on croise deux infirmières, on lance « vous auriez pas un médecin à portée ? La dame a un souffle que je n’ai jamais vu »… les jeunes femmes bossent aux urgences, elles évaluent d’un œil la situation… deux heures plus tard, un scanner, un caillot à deux doigts du cœur… Une vie sauvée de justesse, à quelques heures prêts avant une échéance… Un retour chez soi. Le poids sur les épaules. La chance d’avoir eu le bon instinct, le réflexe.  On est si peu de chose… Elle visite un patient et reste aux urgences, c’est presque un comte pyrénéen.  La Lumière ne s’éteindra pas encore.

 

Pareil à une histoire qui finira bien.

16/04/2013

De mort et d’eau fraiche (Layticia Audibert) : au théâtre…

Premier roman de Layticia Audibert, un succès qui aurait pu s’arrêter là. Mais aujourd’hui l’ouvrage renait de ses cendres si on peut dire pour revivre bientôt au théâtre. L’histoire est belle. La passion de la musique, des mots et du théâtre. Une rencontre entre l’auteur et une association « La musique et les Arts de Paris ». Le défi est lancé… les personnages du roman prendront vie et seront sur scène. A cela s’ajouter un univers musical, celui de Fabrice Ravel Chapuy qui vient se cristalliser sur cet univers. L’histoire transcende les âges. Un jeune trentenaire apprend qu’il n’a plus qu’une semaine à vivre. Là, s’enchaine une semaine de folie… les 7 pêchers capitaux seront alors consommés avec tout l’art de Layticia Audibert pour faire sortir le burlesque dans la situation dantesque. Les sentiments, la passion amoureuse dépasse l’ultramoderne moment de solitude du héros joué par Laurent Paris et sa moitié tempétueuse, Joyce Franrenet.

L’histoire est là, ce sera sur les planches à Paris en septembre… à ne pas rater… c’est du vivant, de la vie, du loufoque et une belle tranche de gaité… enfin, il y a un univers cinéaste, celui de Stève Siracuse qu’on effleure à peine aujourd’hui et qui fera l'objet d'un futur billet… c’est en train d’être tourné en ce moment…

De mort et d’eau fraiche, version Musique et mots, c’est la nouvelle version d’une belle page artistique… A très vite…