15/05/2012

Hapsatou Sy, vers une société ouverte

14/05/2012

L'entreprise... selon Hapsatou Sy

 
Par Hapsatou Sy
Fondatrice d'Ethnicia

Pourquoi les petites entreprisesont parfois du mal à joindre les deux bouts ? Hapsatou Sy, entrepreneuse et "self-made woman", estime qu'elle paye trop de charges et d'impôts.

Je ne suis ni de droite, ni de gauche. La politique a du bon partout. Les partis ont des gens compétents quelques soient leur appartenance dans l’échiquier républicain. Mon mot est à l’attention des vainqueurs d’une lutte présidentielle acharnée. Aujourd’hui, j’ai envie de faire partager mes expériences d’entrepreneur pour qu’il y ait une nouvelle donne dans le domaine.



Fière de ma boîte. Je fais partie de ceux qui croient en un management humain, en des valeurs de l’entreprise qui dépassent le cadre classique. On embauche des hommes et des femmes pour permettre à l’entreprise de croître et de réussir, mais aussi dans le but d’épanouir ceux qui sont embarqués dans cette aventure sociale, économique et humaine.

Quand j’ai créé "Ethnicia", mon entreprise de salons de beauté, j’ai dû renoncer à regarder mon nombril. J’aurai pu choisir la plainte chronique, mais j’ai retroussé mes manches et je me suis donnée à fond. Originaire des quartiers, j’ai pensé qu’être de banlieue était une richesse. Dans le melting-pot des cités d’où je viens, j’ai pensé que j’avais la meilleure formation. Une formation "self-made-woman".

Le côté humain avant tout. J'avais une richesse supplémentaire. L’image de mon père ramenant son SMIC, travaillant comme un acharné pour nous élever, image qui m’a toujours bercée et portée. Aussi, être entrepreneur et créer ma boîte était un challenge que je voulais réussir. Je n’avais rien, je me suis construit seule et la vie a mis quelques rencontres importantes sur mon parcours.

À chaque collaborateur embauché, j’ai vu en lui ou en elle une rencontre, une humanité. C’est en ce sens que je suis pour un entreprenariat éloigné de ce qu’on peut voir malheureusement dans des boîtes ou des "petits chefs" terrorisent tout le monde. Ma "boîte", je la veux belle et surtout j’y veux des gens qui soient passionnés et qui s’y sentent bien. Mais cela peut se faire que dans des conditions où l’entreprise peut se développer. Et en ce sens, les politiques au sens large ont leur responsabilité dans l’avenir des entreprises. Il y a donc des réformes à penser concernant la fiscalité des entreprises, les charges sociales et le management.



.... a suivre sur: Le plus :))



10/05/2012

Ces messieurs d'en Haut (Christine Deviers-Joncour)

 

Apres plusieurs ouvrages dont certains sur des domaines d'heroic fantasy, vous revenez avec un ouvrage focalisant sur la politique, le pouvoir et les femmes?

 

CDJ.jpgEn effet j’avais renoncé aux essais concernant le monde de la politique et du pouvoir en général car dans l’écriture du roman et de la fiction  je me sens tellement plus libre  et inspirée…..!

  Pour ma défense j’ai beaucoup écrit sur le sujet, axé davantage sur la corruption et ses dérives. Mais il y avait quelque chose gravé au fond de mon cœur que je voulais aborder pour en finir. Il s’agit du comportement de ces « Messieurs d’en haut », dans leurs relations avec les femmes qu’elles soient épouses ou maîtresses et leurs familles par ricochet. J’avais, il y a quelques mois, survolé ce propos dans un livre électronique. Mais là, avec l’appui et les encouragements des Editions Jean-Claude Gawsewitch, j’y suis allée franchement et sans réserve !

 

Vous avez connu bon nombre de milieux, financier, industriels, politiques et artistiques. Le comportement des hommes est-il le même in fine vis à vis des femmes? Y a t il juste des adaptations à quelques éléments pittoresques de chaque milieu?

 

   -Le pouvoir rend fou et fait perdre les repères.

 

Surtout  concernant la classe politique qui bénéficie de l’immunité qu’il s’agisse de corruption ou de harcèlement sexuel. Vous noterez que récemment le Conseil Constitutionnel a jugé bon d’abroger la loi sur le harcèlement sexuel et ma pensée va vers ces malheureuses femmes dont les plaintes en justice ne seront pas suivies !

  Dans « Ces messieurs d’en haut », je parle de ceux qui, usant du pouvoir qui leur est conféré et de la haute opinion qu’ils ont d’eux mêmes, recourent au chantage et au harcèlement pour arriver à leurs fins quand la proie leur résiste. De ceux qui, parvenus au sommet de l’État, nous gouvernent, ceux qui font et défont les lois, donnent des leçons de morale et se permettent d’abuser des femmes en toute impunité. Ceux-là qui, ivres de pouvoir, perdent tout sens commun et deviennent fous. Ils sont intouchables et fort peu auront à répondre de leurs actes. Les femmes qui osent se plaindre de harcèlement sexuel ou de viol prennent alors tous les risques. Les médias se chargeront d’elles et elles seront bientôt cataloguées comme putains, manipulatrices et salopes. Elles devront aussi subir les levées de bouclier en forme de soutien masculin dans les couloirs du pouvoir : «Il n’y a pas mort d’homme!» Ou bien : «Il ne s’agit pas là de viol

 

Y a t il pour vous des changements obligés dans l'attitudes des hommes mais aussi peut être dans le fatalisme de certaines femmes?

 

  Nous sommes encore dominées par les thèses paternalistes, patriarcales et platoniciennes d’un grand nombre de mâles qui ne voient dans les femmes que des mères ou l’instrument de leur plaisir. Voltaire écrivait :

« Dieu n’a créé les femmes que pour apprivoiser les hommes»... Réducteur sans doute. Et bien, à nous de jouer, nous avons du pain sur la planche !

 Comment se traduiront un jour les nouvelles relations de pouvoirs entre hommes et femmes?

 Les hommes et femmes possèdent en eux des qualités masculines et féminines, plus ou moins bien assumées au grand jour. Si les hommes, pour leur harmonie et leur épanouissement, développaient et intégraient un tant soit peu leurs qualités féminines, cela contribuerait à valoriser leurs qualités masculines. L’homme alliant le masculin et le féminin manifesterait l’émotion, la compassion, la douceur et l’humilité tout en restant viril. 

Je pense que l’homme dans son besoin inné de performance au milieu de l’arène, s’est détourné de sa vraie nature, pour le malheur des femmes et le sien propre… Les altercations et l’incompréhension dureront tant que les femmes et les hommes ne se reconnaîtront pas comme semblables ! Encore du chemin à parcourir…

 

 

 

Hapsatou Sy se confie sur Ethnicia, son parcours, ses défis

 

Interview d’Hapsatou Sy, fondatrice des espaces de beauté Ethnicia. Dans quelques jours, membre du jury « Inventeur 2012, M6 ». Elle est aujourd’hui reconnue  pour son parcours. De la banlieue à Ethnicia jusqu'à devenir chairman à des conférences au sein des grandes écoles, une femme qui a su créer une « belle boite » avec des valeurs.

 

Bonjour Hapsatou Sy, Quel est votre avis sur l’effet de la crise sur l’entreprenariat ? D’après votre expérience, que peut-on faire pour une relance ?

hapsatou, ethnicia, entrepriseQuand on parle de crise, pour moi cela ne me parle pas. Depuis que je suis né j’entends parler de crise tout le temps. J’ai lance mon business à la Défense en plein de début de crise en 2008. Depuis que je suis né, j’entends parler de crise. Il y a aujourd’hui un contexte un peu morose ou les gens les politiques, la société véhiculent de l'inquiétude et une image de l’entreprenariat qui assez impossible. Sauf que moi la grande chance que j’ai eue est que j’avais rien à perdre. J’ai toujours tout eu à gagner. L’impossible d’ailleurs devient possible à partir du moment où tu y touches.

J’ai grandi dans un environnement ou je n’avais pas d’autre choix que de me battre. J’avais des  petits frères et sœurs à qui je voulais montrer que tout était possible. On avait accès à l’école gratuite à des dispositifs gratuits et c’était vraiment une grande chance en France. Je trouvais malvenu de me plaindre pour ces raisons. Mais pour moi, il fallait réussir pour leur montrer le chemin. Evidemment, être entrepreneur en France par contre c’est assez difficile avec des régimes quasi confiscatoires  voire très compliqués.

 

Y a-t-il un parcours idéal pour diriger une entreprise ?

Y a pas de grande école dans l’entreprenariat. Dans l’entreprise, on peut avoir fait une grande école de commerce et il va manquer la partie pratique. On peut avoir fait l’école de la vie et il va manquer la partie théorique.

Il y a beaucoup de points d’égalité même si commencer avec de l’argent c’est plus facile...  En fait, quelqu’un qui commence sans argent d’ailleurs, il ne peut qu’en gagner, il ne peut pas en perdre…

Vous êtes originaire d’une banlieue parisienne ? C’est un atout ou un souci pour évoluer ?

Quand j’entends parler de banlieue, j’ai envie de dire « arrêter quoi ! ». Même si je sais qu’il y a des banlieues très difficiles, j’ai envie de dire que venir d’une banlieue c’est une grande chance. En fait quand tu vis en banlieue, c’est vivre avec un autre univers que les autres et cela donne d’autres idées, des envies de développer des choses différentes. On développe une autre « gnake ». Et in fine, on a tous « la chance de là ou on vient… et c’est très important ».

 

Vous avez créé Ethnicia, que dire de cette entreprise ? Une révolution ? Un autre regard sur la beauté ?

ETHNICIA-SAINT-HONORE-2.jpgUne idée plus elle est forte et mieux c’est. Ethnicia ce n’est pas une révolution. C’est juste imposer une façon de penser et d’être. C’est une innovation dans tout le sens du service que j’ai apporté et de la façon dont j’ai révolutionné un marché qui était extrêmement segmenté. Il y avait des blacks d’un côté, des blancs dans l’autre et des Asiatiques ailleurs. C’est stupide dans le monde comme celui de la beauté. J’ai voulu imposer ce qu’est la société française aujourd’hui, diverse et variée et donc riche parce qu’il faut s’enrichir de tout cela. C’est dommage de communautariser la beauté, car le communautarisme est pour moi le début de la régression. C’est vraiment un début de régression qu’on ne doit pas accepter dans la société et dans les nouvelles années qu’on démarre aujourd’hui.

Après sur Ethnicia, quand j’ai créé cela, c’était un marché ou personne ne voulait aller. Il existait un marché, plutôt le marché black existait, le marché magrébin existait, le marché asiatique, le marché européen existait, mais personne ne se mélangeait.

 Quand j’ai créé Ethnicia, j’ai voulu avant tout créer un espace de qualité, cosmopolite, culturel. Le mot « ethnie » est d’ailleurs mal utilisé par toutes les grandes marques qui expliquent que c’est par exemple des produits qui sont destinés à des peaux noires et métissées. Sauf qu’on est tous « ethnique », rassemblés par des valeurs, des coutumes, des traditions… je veux rassembler les gens sur des valeurs de partages, de respect, d’ouverture d’esprit… d’ailleurs lorsque je vois des représentants de grandes marques, je dis ouvertement que le discours est du « pipo ». Il n’y a pas des crèmes pour les peaux noires,  ou pour les peaux blanches. Il y a des crèmes pour hydrater ou contre l’acné… dans tous les cas, c’est l’actif qui est primordial et il faut sortir de ces éléments d’un autre temps.

Les nouvelles idées vous voulez porter ?

Dans l’entreprenariat que je veux pousser, c’est pour moi celui qui réunit les gens positifs. Tout le monde peut être entreteneur quand il le veut. D’ailleurs, être entrepreneur c’est pas forcément monter un business, c’est être entrepreneur de sa vie aussi. Se bouger pour soi-même… et ensuite pour les autres. Je suis d’ailleurs profondément allergique à l’assistanat. J’ai pratiqué l’assistanat avec ma famille et je trouve que ce n’est pas quelque chose de constructif.

Je pense que l’assistanat est utile quand il est indispensable, à défaut il ne faut pas le pratiquer. Il faut pousser les gens à être indépendants et autonomes. Ce n’est pas donné de la dignité aux gens que de les assister en permanence. Ce n’est pas un discours de droite que je dis. Je ne suis ni de droite, ni de gauche. Quand je dis ces idées-là, je suis profondément apolitique.

D’ailleurs au siège social d’Ethnicia, lorsque je fais des diners ou des soirées de promotion de créateurs, d’artistes, mon optique est d’accueillir tout type de gens, toute tendance et de toute origine sociale. Des gens qui ont entrepris, d’autre qui n’ont pas entrepris. Des gens qui viennent de milieux sociaux professionnels et sociaux totalement différents pour stimuler des envies d’entreprenariat et faire en sorte que les choses bougent par ces interactions.

Ces évènements sont là aussi parce qu’on est tous aidés dans la vie. Quand j’ai commencé, j’ai été aidé et aujourd’hui que j’ai des locaux, que j’ai une structure, j’aide simplement au travers de ces diners et mises en relation.

 

Pour revenir à Ethnicia, vous êtes dans un déploiement international ? Notamment l’Angola ?

Les lignes d’Ethnicia sont identiquement transposées avec des impératifs de climat. Des prestations qui peuvent différer un petit peu. Je veux exporter les multiculturalismes et mon concept à l’international. Tout à l’identique en amenant évidemment une touche « française ».

L’Angola pourquoi ? Et bien c’est simple, c’est avant tout un pays très riche, très dynamique. Avec une population demain qui va être très active, avec un pouvoir d’achat très important. C’est aussi un premier pied en Afrique et pour moi c’est un continent de demain avec beaucoup de business à faire ou le pouvoir d’achat est important avec une importance de l’apparence ce qui est peu connu chez nous.

Aujourd’hui on nous explique qu’il ne faut pas y aller. A mon avis c’est tout simplement parce qu’on veut garder la main sur des marchés à la dynamique monstrueuse, aux possibilités d’investissements réellement incroyables et un potentiel qu’on retrouve rarement aujourd’hui. J’ai été en Angola avec des partenaires locaux de confiance et j’ai vraiment envie d’y aller.

 

Quels sont vos projets dans l’immédiat ?

En fait j’ai pas de projet en tant que tel. J’interviens toujours sous forme d’opportunités. J’ai aujourd’hui beaucoup de travail à faire en France pour consolider mon réseau. C’est ma priorité, c’est vrai que c’est important pour moi de regarder ce qu’il se passe ailleurs. Et il est vrai pour l’Angola quand je vois une belle opportunité comme celle-là j’y travaille.

 

Avez-vous un management particulier ?

Pour moi un bon manageur est un manageur qui conçoit et qui comprend qu’on peut rien faire tout seul. Les équipes c’est important, les hommes et femmes autour de soi c’est important. C’est eux qui feront aussi une partie de votre succès. Et qu’on est jamais très bon tout seul. On est toujours meilleur quand on a des gens autour qui croient dans le projet et qui le suivent. Un entrepreneur c’est un fédérateur. C’est à lui de susciter de l’envie et de l’énergie pour que les gens le suivent. C’est un chef d’équipe…

Mon management c’est de faire émerger des talents, de pousser les meilleurs et finalement les moins bons s’en vont ou alors se transforment et suivent la direction positive.

 

Quel est votre défi d’avenir ?

Mes défis d’avenir c’est de créer une « belle boite ». Pas forcément de créer une grande boite, mais une belle boite. Ma vie d’entrepreneur ne s’arrête pas à Ethnicia, mais j’ai envie de créer de belles entreprises avec des valeurs, des entreprises rentables, des entreprises qui représentent bien aussi la France. Mon défi d’avenir c’est de continuer à bien m’éclater comme je le fais. A vivre le job de mes rêves, parce qu’aujourd’hui, je me suis construit le « job de mes rêves ». Je suis offert de ce job car au fur et à mesure du travail, on arrive à ce à quoi on s’attend. Je suis arrivé à avoir déjà ce dont j’avais rêvé surtout. Et continuer ainsi… et puis pour l’avenir, des opportunités il y  en a tellement que je suis incapable de les énumérer.

 

Etre une femme dans le monde de l’entreprise présente-il une spécificité ?

 

Il n’y a pas de spécificité. Je ne vois pas de différence dans le métier d’entrepreneur qu’on soit homme ou femme. Autant dans l’entreprise, il y a des problèmes de discrimination très connus autant dans l’entreprenariat, il n’y a pas cela. Il y a des personnalités, des hommes très durs, des femmes aussi ou des cas de gens plus sensibles ou humains. Rien en tout cas qui soit lié au sexe.

Ce qui fait la différence dans l’entreprenariat c’est la créativité, c’est l’envie et pas qu’on soit homme ou femme. Il faut avoir de la détermination, de l’ambition.

En fait, la femme souvent se condamne elle-même. A un moment, il faut que les femmes arrêtent de culpabiliser de laisser leur gosse à la maison, à leur mari parce qu’elles ont des réunions. Je pense que lorsqu’elle auront fait leur part du boulot, les choses auront changé et changeront beaucoup plus vite.

 

Encore une fois quand une femme est dominée c’est qu’elle le veut aussi. Et cela doit changer. Les mentalités vont bouger. Mais cela dépend de la femme, de ce qu’elle accepte et n’accepte pas. Cela dépend aussi de la relation qu’elle a avec son mari. Je dirai qu’il faut bien choisir son mari aussi, je dirai. Un mari n’a pas le droit de vous empêcher de rêver.

 

Quel serait le message à ces femmes qui voudraient se lancer ?

 

-          Etre visionnaire.

-          Se fixer des limites pas trop basses, mais plutôt hautes.

-          Croire en soi et croire en son projet. Si on ne croit pas en son projet, il ne faut pas y aller.

-          C’est se dire que quand on entreprend. C’est pour changer le monde ou en tout cas changer son propre monde. C’est travailler et avoir conscience des sacrifices qui vont être engagés pour réaliser son rêve, son projet. Avoir conscience que c’est difficile, mais qu’il faut y aller parce que cela vaut franchement le coup.

 

Dans 20 ans, quel serait l’image d’Ethnicia et vos ambitions ?

 

J’espère dans 20 ans avoir une belle famille qui soit heureuse. D’avoir monté une belle boite. D’avoir créé aussi une exemplarité qui suscite des vocations dans les générations à venir.

 

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Almazian, un arménien reprend envole-moi

 

Un registre qui rappelle que la musique apporte de belles histoire humaines. Un homme ici dans ce clip qui est entourée d'artistes glam et qui aussi retrouve ses racines. Fluidité des images... Envole moi rend bien cette imaginaire de l'artiste. Les allégories de l'eau dans le clip rappelle cette légèreté qui s'empare de ces amazone. Un beau moment de musique, qui va ravir je pense ceux qui aime l'Arménie et ses talents...

 

09/05/2012

Haspatou Sy, la fondatrice d'Ethnicia se livre sur l'entreprenariat...

 

Bonjour Hapsatou Sy, Quel est votre avis sur l’effet de la crise sur l’entreprenariat ? D’après votre expérience, que peut-on faire pour une relance ?

 

Hapsatou_Sy_02.jpgQuand on parle de crise, pour moi cela ne me parle pas. Depuis que je suis né j’entends parler de crise tout le temps. J’ai lance mon business à la défense en plein de début de crise en 2008. Depuis que je suis né, j’entends parler de crise. Il y a aujourd’hui un contexte un peu morose ou les gens les politiques, la société véhiculent de la morosité et une image de l’entreprenariat qui assez impossible. Sauf que moi la grande chance que j’ai eue est que j’avais rien à perdre. J’ai toujours tout eu à gagner. L’impossible d’ailleurs devient possible à partir du moment où tu y touches.

J’ai grandi dans un environnement ou je n’avais pas d’autre choix que de me battre. J’avais des  petits frères et sœurs à qui je voulais montrer que tout était possible. On avait accès à l’école gratuite à des dispositifs gratuits et c’était vraiment une grande chance en France. Je trouvais malvenu de me plaindre pour ces raisons. Mais pour moi, il fallait réussir pour leur montrer le chemin. Evidemment, être entrepreneur en France par contre c’est assez difficile avec des régimes quasi confiscatoires  voire très compliqués.

 

Y a-t-il un parcours idéal pour diriger une entreprise ?

 

Y a pas de grande école dans l’entreprenariat. Dans l’entreprise, on peut avoir fait une grande école de commerce et il va manquer la partie pratique.

On peut avoir fait l’école de la vie et il va manquer la partie théorique.

 A suivre sur...

http://blogs.mediapart.fr/blog/yannick-comenge/090512/has...