29/09/2011

Quand l'électronique sauve des vies...

Aujourd’hui le système de santé et la sécurité sociale sont désarmés face à la montée des cas d’infarctus et d’attaque cérébrale. Le choc pour les familles à la suite des accidents est multiple. Du décès à l’invalidité en passant par de lentes convalescences. Toute une série de jalons se voit concernés par le fléau des maladies cardiovasculaires. Une étude récente (Kaz Europe) a montré que 68% des Français ne surveillaient pas leur tension. Surprenant alors que tout peut se jouer là. Une tension qui est vérifiée, connue et suivie, peut-être même quotidiennement… cela peut permettre de déjouer le pire. 68% des Français passent donc à côté de leur tension. Chiffre effarant sachant que notre pays est exposé au surpoids, aux rondeurs, aux syndromes métaboliques, au diabète, à l’alcool… l’ensemble des facteurs de risque s’accumulant évidemment lors des tranches d’âges particulières qui touchent les hommes de plus de 40 ans… même si on dit que les soucis sont détectables dès 35 ans.Braun_BPW4300_High Res.JPG

Quelle stratégie mener ? Imaginons déjà le coût des dégâts d’un infarctus ou d’un AVC ou d’une alerte. Coût familial souvent peu estimé par les statistiques, coût social, coût médical… tout cela comment l’éviter ? Cela va jusqu’au coût de la consultation de base chez le médecin… fatalité pour certains sûrement, mais le monde moderne a la chance de pouvoir rendre fluide ce qui ne l’était pas il y a quelques années. La technique peut venir en aide à la santé de chacun. Il ne faut pas être sorti de polytechnique pour comprendre souvent ce qui peut s’apparenter à un gadget et qui peut vraiment servir de détecteur de signes. Là, ou la France peut vraiment arriver à supprimer des risques c’est pas la mesure quasi quotidienne de la tension des Français. Pour cela, il existe beaucoup de tensiomètres. Évidemment, il faut sortir de l’image d’Épinal du français tendant son bras pour enfiler un brassard et subir un stéthoscope tout froid sur sa peau… il faut passer à des instruments précis de mesure de la tension… un peu comme le diabétique peut évaluer son taux de sucre tout les jours. En fait, il existe déjà une large gamme de tensiomètres. On a les produits dérivés pas cher et donc inutile car construit par des chaînes de fabrication aux confins de la Chine. Il y a aussi d’autres produits vraiment performants. Le prix, indéniablement avec l’ouverture d’un marché comme celui de la France, il diminuera. Ce qui compte c’est la sensibilisation des Français à cette prise de tension… Je prends par exemple un appareil qu’on trouve sur le marché… le TrueScan Plus BPW 4300 (Braun)… l’intérêt c’est qu’il peut être utilisé par tous et manipulable par tous… rien de tel pour imaginer les tragédies évitées par ce simple tensiomètre à la portée de tous.

Oui, un petit gadget pas cher peut résoudre bien des soucis à nos systèmes de sécurité sociale.

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INSILICO... un roman de Christine Deviers Joncour

      INSILICO... ouvrage de Christine Deviers Joncour...  un veritable livre évènement. En voici un interview qui vous fera connaitre CDJ et ce roman à dévorer en une nuit... 

 

Toujours « geek » ?

Plus que jamais. J’ai totalement renoncé aux maisons d’éditions françaises! Qui ne prennent même plus la peine de lire, ou alors sont en demande de trash et de diffamation pure et dure…

Et là, je m’y refuse !

Et puis sans doute boycottée, « blacklistée », CDJ ! En ces périodes de pré campagne présidentielles on n’a probablement pas envie de voir Deviers Joncour en remettre une couche… rires !  Mon dernier livre « La Morsure du rat » avait déjà du mal à passer !

Le livre électronique me va bien.  Je me gère seule. Le livre est moins cher. On n’use pas de papier. On le reçoit sur son écran dans la seconde. On peut l’imprimer ou le lire sur écrans ordinateurs ou tablettes iPad ou autres : l’avenir !

Un éditeur ne me prendra pas 90% de droits d’auteur. J’ai un contact direct avec les lecteurs… J’aime recevoir leurs commentaires et communiquer avec eux.

 

Parlez nous de ce nouveau roman INSILICO

Juste une précision : Le terme in silico est un terme utilisé en informatique et bio informatique.

Je crois que c’est là mon vrai premier roman.  Aucune référence à mon expérience personnelle passée, contrairement aux autres livres. Et c’est sans doute là que je me suis sentie le plus libre. Mais forte de mon expérience, de ce que j’ai vécu pendant quelques années si proche du pouvoir, il y avait des choses que je brûlais d’évoquer. Sous la forme de fiction ce fut plus facile et même assez grisant.

Dans l’histoire deux lieux se chevauchent : D’une part une ville futuriste, inhumaine et expérimentale très cruelle pour les citoyens et de l’autre, le pays des rêves pour survivre pour inventer une autre vie possible dans une sorte de réel imaginaire.

Et tout au long de l’histoire on peut se demander où est le réel et où est l’imaginaire ? La plus parfaite illusion d’un monde vaut la réalité mais à la condition d’en ignorer la nature…  Entre ces deux mondes un homme et une femme vont s’aimer et souffrir aussi.

Voyez ce que nous vivons au quotidien : les libertés sont grignotées chaque jour davantage, les interdictions en rafale. Le peuple devient du bétail manipulé, sans bientôt plus aucun libre arbitre. La crise, le chômage et tout ce qui en découle. Les angoisses et la tristesse, la peur du lendemain et d’un futur sombre.s

Que nous reste-t-il ? Rêver ? Oui sans doute. Là on ne peut nous le prendre, ni le taxer, ni nous l’interdire !. Et c’est gratuit !

Chimère, utopie ?  Gérard de Nerval disait  « Le rêve est une seconde vie …» Pourquoi pas ? Que risquons-nous ? Et souvent les rêves deviennent réalité…

Dans tous les cas,  c’est là quelque chose d’insondable qui imprègne toutes choses de sublime. Et quelquefois ce qui est de l’ordre du sublime devient visible.

 

Rêvez-vous  souvent?

J’ai appris pour ne pas sombrer. Et depuis j’ai vécu des choses si douloureuses et cruelles pendant quatorze années, que j’ai fini par me construire une bulle pour survivre et me protéger. Là, sont mes rêves. Le monde tel que je voudrais qu’il soit. L’écriture participe de ce processus. Dans INSILICO j’ai mis ma souffrance, ma rage devant l’injustice et l’inhumanité de la part d’une caste, le manque de respect vis à vis des peuples pris en otage et de notre planète souillée.

Vous dépeignez là une ville Insilico tout à fait monstrueuse où l’humain n’a pas sa place…  Seriez-vous toujours guerrière ? Ce livre ne serait-il pas un peu révolutionnaire ?

A travers cette fiction, si vous êtes un peu perspicace, vous découvrirez que je ne suis pas si loin de la réalité aujourd’hui! Rien de ce que j’avance n’est au hasard. Loin de la science-fiction bien que cela pourrait y ressembler un peu. Lisez entre les lignes.

Mais je parle aussi d’amour et de la magie de la vie et je garde espoir. Si l’humanité est entre les mains d’ogres qui l’entrainent à sa perte, je suis certaine qu’un jour l’homme réussira à bâtir un monde plus juste, plus humain  et plus digne  avec des valeurs (autres que la course au fric et au pouvoir).. qui permettront enfin de vivre ensemble en bonne harmonie et  contribueront à la paix.

http://www.christinedeviersjoncour.com/#!boutique-livres

25/09/2011

Mosaic, le mouvement pour la diversité républicaine

 http://leplus.nouvelobs.com/contribution/196412;la-divers...

Le mouvement Mosaic a traversé la France depuis le début de l’année. Toulouse, Montpelier, Marseille, Nice, Saint-Denis, Paris… 20000 jeunes ont participé en quelques mois à un mouvement de fond au leitmotiv « je vote donc je suis ». Déclaration d’intention de vote, de parcours républicain. Engagement de servir la liberté, l’égalité, la fraternité et la laïcité. Le point d’orgue de cette opération de sensibilisation s’est déroulé le samedi 24 septembre. 1500 jeunes des banlieues, des quartiers ont remonté l’avenue des champs Élysée. Une fanfare militaire accompagnant ces citoyens de demain. On voyait des petits hauts comme trois pommes, des jeunes enthousiastes et rassurés de leur appartenance totale à une France républicaine. Mosaic et l’Institut Robert Schuman ainsi que quelques membres actifs de la cause européenne se trouvaient à l’Arc de Triomphe. On sentait une vraie émotion parmi tous ces professionnels des causes. Solennité, événement important. Face à ces jeunes de toutes couleurs, de toutes confessions, avec ou sans voile, avec ou sans diplômes, avec ou sans travail, une vraie volonté partagée aux abords de la flamme du soldat inconnu. Dans cet espace-temps, l’instant s’est arrêté. Ces jeunes ont entonné une Marseillaise sous l’œil ému des anciens combattants. Ces jeunes ont applaudi la fanfare pour la remercier de jouer si bien… fanfare amusée de cette spontanéité rafraîchissante et peu protocolaire…

 

Évidemment, les symboles se sont mélangés, malaxés et fusionnés pour conduire à ces instants forts et pleins de sens. À l’heure où l’Europe dérape financièrement, ou la France est secouée par des courants populistes, un drapeau tricolore gigantesque, une Marseillaise, une flamme ravivée sont venus conforter le sens de la démarche de cette mosaïque humaine. Ceci au point que les touristes se sont même arrêtés dans leur course pour prendre le temps de goûter à cette ferveur symbolique. Oui, vers 18h00, hier soir, un monde a commencé à se compter, à se reconnaître. On a vu la France de la diversité se réunir devant les symboles républicains. On a vu Marouane Bouloudnhine (Mosaic), Maurice Rieutord (Institut Robert Schuman, IRS), Florence Gabay (IRS), Helene Duquin (CEPS), Fadela Amara vibrer face à cette ferveur très forte et très poignante...

 

suite sur http://leplus.nouvelobs.com/contribution/196412;la-divers...

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Entre parenthèses

Submergé par le travail, je mets entre parenthèses mes activités au sein de plusieurs collectifs.

Que ce soit Génération précaire, Jeudi Noir, ou Sauvons les riches, j'ai le plaisir de voir la relève arriver.

Ceci me pousse à prendre ma retraite militante. Je suis évidemment les discussions, mais je ne serai plus

aussi actif. Place aux jeunes!

 

Il est de l’intérêt d’Israël que la Palestine soit reconnue

http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-4125683,00.html

Yedioth Ah’aronoth, le 22 septembre 2011

Par Frances Raday *

Traduction : Tal pour La Paix Maintenant

[« Souhaitons que la décision de Netanyahu de se rendre en personne à l’Assemblée générale des Nations unies (…) soit le signe de sa volonté d’ouvrir des négociations intensives. Une vision optimiste pourrait nous conduire à espérer que leur objet soit de soumettre à l’Assemblée générale une requête conjointe israélo-palestinienne de reconnaissance de l’État palestinien », écrivait Frances Raday ce jeudi, à la veille du dépôt par Mahmoud Abbas de la requête palestinienne.

 

Si nulle requête conjointe n’a été jusqu’ici présentée, Benyamin Netanyahu a en effet proposé une reprise des négociations, dont nous voulons croire qu’elle est sincère, sérieuse et débouchera rapidement sur la fondation d’un État palestinien au côté de l’ État d’Israël.]

 

Le gouvernement israélien nous a entraînés au fond de l’absurde, usant de toute sa force de persuasion diplomatique pour prévenir la reconnaissance d’un État palestinien, alors qu’il en va de l’intérêt stratégique d’Israël que la Palestine soit reconnue en tant qu’État.

C’est une “marche folle” [1] qui nous a conduits là : la politique d’implantations de ce gouvernement et de ceux qui l’ont précédé, ainsi que l’incapacité de Benyamin Netanyahu à entreprendre des négociations sincères avec la direction palestinienne modérée de Ma’hmoud Abbas et Salam Fayyad, à faire des concessions (comme il était prévisible) ou à geler la construction dans les zones occupées.

La reconnaissance d’un État palestinien est aussi importante pour Israël que pour les Palestiniens. Pour qu’Israël continue à fonctionner en État juif et démocratique, il lui faut promouvoir un droit symétrique à l’autodétermination pour les Palestiniens.

Tous nos Premiers ministres l’ont admis depuis la Déclaration de principes d’Oslo. Continuer à dominer la population arabe de Cisjordanie se soldera par son incorporation de facto au sein du corps politique israélien, érodant l’indispensable masse critique d’une majorité juive.

En termes de relations internationales, la reconnaissance par les Nations unies d’un État palestinien viendrait compléter, clarifier et confirmer le droit du peuple juif à son autodétermination en Israël et ferait beaucoup pour mettre fin aux accusations croissantes d’illégitimité, non seulement de la part de nations musulmanes hostiles, mais encore d’acteurs neutres et parfois amicaux.

Bien que la souveraineté d’Israël soit fondée sur son admission au statut de membre des Nations unies en 1949, son caractère d’État permettant l’accession du peuple juif à l’autodétermination ne s’est affirmé qu’avec le plan de partition de l’Assemblée générale, dont le projet était de créer un État juif au côté d’un État arabe. 

Sur cet arrière-plan historique, et compte tenu des évolutions mondiale et régionale et de la succession d’accords et résolutions qui suivirent, la position de la communauté internationale est claire : une sortie de conflit n’est envisageable que par la création de deux États et une division du territoire.

Un avantage stratégique supplémentaire pour Israël serait que la Palestine, une fois reconnue en tant qu’État, ne verrait plus sa juridiction s’étendre qu’à ceux qui y résideraient. Ce qui, jusqu’à présent, est un principe contesté : l’Autorité palestinienne est considérée comme le seul représentant du peuple palestinien et l’actuel processus de reconnaissance par l’Assemblée générale des Nations unies, dit-on, ne reflète pas complètement son rôle dans la résolution des conflits.

Contourner la charte du Hamas

La reconnaissance  par l’Assemblée générale éviterait d’avoir à trouver une solution pour la diaspora palestinienne de par le monde. Là encore la symétrie pourrait faciliter, concernant les solutions à apporter aux Palestiniens à l’étranger, une négociation rationnelle fondée sur l’immigration ou les dédommagements. Cela imposerait aussi de refaçonner l’Unwra [2], qui répertorie aujourd’hui les Palestiniens et leur descendance, toutes générations confondues, comme des “réfugiés“ – quand bien même rien d’autre ne leur donne titre à ce statut ; et permettrait de limiter les allocations de l’Unwra aux réfugiés réels, donnant l’assimilation pour impératif  aux générations à venir. 

C’est à juste titre qu’Israël s’attache à empêcher la reconnaissance du ‘Hamas par les Nations unies, mais l’on peut douter qu’une opposition pure et simple à la reconnaissance d’un État palestinien soit le meilleur moyen d’y parvenir.

L’acquisition du statut de membre des Nations unies implique la signature d’un formulaire dont l’une des clauses est l’adhésion à la charte des Nations unies ; la charte du ‘Hamas, qui appelle à l’éradication d’Israël et au meurtre de Juifs, ne saurait répondre à cette exigence.

Ainsi l’entité palestinienne signataire devrait-elle passer outre la charte du Hamas et entreprendre de faire du projet de constitution palestinienne élaboré par Abbas et Fayyad le texte fondateur de la souveraineté palestinienne.

S’en remettre à la constitution palestinienne semble conforme à l’esprit de l’accord de réconciliation entre le Fata’h et le ‘Hamas [3]. Sur ce point, Israël jouit du soutien international, comme cela a été récemment mis en évidence par la commission Palmer : instituée par le Secrétaire général pour faire un rapport sur la flotille de Gaza, elle a établi qu’Israël faisait face là à de réelles menaces pour sa sécurité.

Souhaitons que la décision de Netanyahu de se rendre en personne à l’Assemblée générale, plutôt que d’envoyer le président y faire une déclaration purement diplomatique, soit le signe de sa volonté d’ouvrir des négociations intensives. Une vision optimiste pourrait nous conduire à espérer que leur objet soit de soumettre à l’Assemblée générale une requête conjointe israélo-palestinienne de reconnaissance de l’État palestinien. 

Une telle initiative, tout en répondant aux intérêts stratégiques d’Israël, influencerait ceux des membres de la communauté internationale qui se préoccupent sincèrement du statut de la Palestine et condamnent avec vigueur la poursuite de l’occupation, mais défendent l’existence d’Israël et entendent la garantir.

 

NOTES

[1] Allusion à l’ouvrage de Barbara W. Tuchman (The March of Folly : From Troy to Vietnam, Ballantine Books, 1e éd. 1985  La Marche folle de l’histoire : De Troie au Vietnam, R. Laffont, 1992) parfois repris dans certains articles, comme celui d’Uri Misgav dans Yedioth A’haronoth le 27 septembre 2010, « La Marche folle d’Israël : les implantations », que nous avions traduit dans cette même lettre. Voir : http://www.lapaixmaintenant.org/La-marche-folle-d-Israel-les

[2] Unwra, United Nations Relief and Works Agency for Palestine Refugees in the Near East, l’Agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens au Proche-Orient.

[3] Fin avril 2011, le Fata’h et le ‘Hamas entamèrent un processus de réconciliation sur la base d’un  « Memorandum of Understanding  – Mémorandum de rapprochement », qui aboutit le 4 août à la signature d’un accord sous l’égide de l’Égypte

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21/09/2011

Muqtada Al Sadr fait un geste de paix

 

On a connu plusieurs Irak. Celui de la guerre Iran-Irak avec les prises et reprise de Bassora. Les tirs d’exocets et autres missiles vendus par les Européens. On a vu plus tard la Première Guerre du Golfe laissant sur le fil un Saddam Hussein suffisamment fort pour réprimer Kurdes et Shiites pour maintenir un état sunnite. Puis on a regardé sur nos écrans une deuxième « tempête du désert » qui devait finir par une démocratie iraquienne en quelques semaines. On se souvient de l’enlisement, des marines tués sur le triangle sunnite. Des terrifiantes patrouilles américaines sur Nadjaf et Falloudhja. Oui, notre inconscient collectif a été abreuvé de cette image, de ces infos. De ce chapelet de barbaries… rappelons ces camions d’Al Qaeda bourrés d’explosif et faisant disparaître des villages entiers par un seul clic conduisant à 300 morts ou plus. Aujourd’hui, une petite info vient de paraître comme pour tirer un trait sur cet Irak là. Muqtada Al Sadra appelé aujourd’hui à mettre fin aux attaques sur les soldats américains… Quelques réflexions sur ce point d’histoire sont à rappeler. Cela permet de mieux comprendre cette pacification.

Un personnage clef : Muqtada Al Sadr. Un turban noir sur la tête, une tunique de mollah évidemment noire. Le regard perçant, la mine un peu ronde. Sadr incarne une partie de cet Iraq qui aujourd’hui rejoint la paix. Son destin est assez hors du commun. Et cela donne encore plus de poids à cet appel à laisser partir les troupes américaines sans plus de tracas. Sadr n’avait rien pour devenir celle qui fut le personnage emblématique de cet Iraq qui renaît. Et pourtant dès 2003, à 30 ans à peine, il avait sous ses ordres plus de trente mille miliciens chiites capables de finir en martyr sur un seul mot. Cette dimension parle d’elle-même. Un religieux donc capable de faire pâlir les unités américaines les plus rodées. Évidemment, on a eu essayé de le bombarder, de l’empoisonner, de le discréditer, mais il a toujours tenu face à l’Amérique… Soufflant le chaud et le froid.

Ce qui a permis de mettre sur orbite cet homme c’est sa dynastie. Il est issu d’une des familles les plus meurtries par le régime de Saddam Hussein. Ainsi, cette famille a donné deux grands Ayatollah qui furent assassinés ou tués dans des conditions sordides. L’oncle fut par exemple kidnappé puis torturé en présence de sa sœur. Cet oncle du jeune Sadr eut dans sa fin l’horreur de voir sa sœur être violée par ses bourreaux avant qu’on ne lui plante un clou dans la tête et qu’on l’enferme ensuite dans une sorte de « sarcophage » hermétique pour finir par être exécuté au bout de quatre jours. Saddam ne fut pas tendre non plus avec le père de Sadr qui fut assassiné dans des conditions inexpliquées.

L’ensemble des hommes de cette famille de Mollah était pourchassé et seul Muqtada fut capable de s’en sortir. Sa mère comprenant les tourments des hommes de la famille et ces destins brisés alors joua de subterfuges pour faire passer Muqtada al Sadr pour fou ou attardé. Le régime alors ne vit pas le jeune homme s’éprendre de religion et de capter cet inconscient familial blessé… Au bout de cette jeune vie, le destin… la guerre en Irak, sa position de jeune Mollah que le régime avait laissé en place par pitié… et puis la fin de Saddam Hussein… Ce moment fut donc le point de ralliement pour les chiites qui virent donc en Muqtada un héritier d’une famille symbolique dans le chiisme irakien… entre Nadjaf et Falloudja.

Mais l’armée américaine vit rapidement en Muqtada al Sadr un ennemi redoutable. C’est alors que les généraux successifs se cassèrent les dents lors de campagnes de Falloudja et de Nadjaf… Impossible de déloger ce mollah astucieux et presque insaisissable. Des témoins d’ailleurs ont vu, lors de la Première Guerre de Faloudja, Sadr se battant au milieu de ses miliciens. Avec son turban, sa tunique et son RPG à la main. La suite fut simple. Les troupes US comprirent qu’il fallait compter sur cette présence et jouer sur un axe politique. Il aura fallu donc plusieurs années pour arriver à cette paix. A quelques jours du 11 septembre 2011, Muqtada Al Sadr fit le geste d’une vie. Il proclama donc cette fatwa positive, protégeant les Marines d’attentats jusqu’à leur départ.

Que de chemin parcouru ! Ce jeune homme qui fut épargné parce « débile » par Saddam Hussein a réussi à maintenir une pression militaire et politique sur la plus grande armée du monde. Force est de constater que dans cette capacité, Sadr aura puisé dans le passé familial, dans un inconscient lourd pour arriver à se maintenir. Sa force aujourd’hui est sûrement de pouvoir avoir un geste de paix.

En ce 11 septembre 2011, ce geste montre la fin d’une guerre commencée par d’autres.

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19/09/2011

"je vote donc je suis" (Association Mosaic)

 

 

2010 avait été proclamée par la résolution 64/134 de l’ONU « Année Internationale de la Jeunesse » : la résolution affirmait notamment la nécessité de « diffuser parmi les jeunes gens les idéaux de paix, de respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales, ainsi que les idéaux de solidarité et de dévouement pour les objectifs de progrès et de développement ». L’ambition de cette proclamation, qui faisait signe à la résolution 2037 (XX) du 7 décembre 1965 pour la « promotion parmi la jeunesse des idéaux de paix, de respect mutuel et de compréhension entre les peuples », est immense : elle vise la promotion d’idéaux indiscutable sur lesquels un véritable consensus est aujourd’hui obtenu dans la plupart des pays du monde. Ces valeurs, l’ONU se doit à la fois de les promouvoir et de les soutenir avec toute la force dont elle peut faire preuve ; et pourtant, un soupçon d’ utopisme, ou tout le moins d’idéalisme, peut peser sur de telles déclarations, surtout lorsqu’on en voit si peu les effets concrets, les effets visibles, efficaces, sur notre vie en commun. Ce soupçon pèse généralement sur toute « déclaration », toute parole, aussi animée par de bonnes intentions qu’elle soit, et il est parfaitement légitime d’exiger de cette parole des gages de réalisme.

 

Marouane Bouloudhnine, président du think tank MOSAÏC, est l’homme de cette exigence. Fédération laïque française fondée en 2007 en région PACA et officiellement née à l’échelle nationale en 2009, MOSAÏC rassemble les citoyens français de sensibilité musulmane dans un cadre laïque et républicain dans un effort toujours soutenu de lutter concrètement contre toutes les formes de communautarisme au nom d’une laïcité soucieuse des aspiration de tous les citoyens. Mais les mots n’ont de sens, pour ce think tank, que dans la mesure où ce sont les actes qui les gouvernent : ainsi a-t-il voulu que l’ »Année Internationale de la Jeunesse » soit incarnée par une initiative à l’envergure considérable, et axée sur une problématique bien spécifique : la question du vote des jeunes. Mais au lieu de laisser cette question entre les mains des sociologues ou autres experts, si utiles qu’ils soient par ailleurs, MOSAÏC parcourt, depuis le 30 avril 2011, 15 grandes villes françaises et leurs banlieues à bord d’un bus aux couleurs de l’événement afin d’inviter les jeunes à s’approprier leur place dans la décision politique qui concerne leur avenir, à l’occasion de rencontres et de débats. Cette démarche unique, à l’impact et à la ténacité indiscutables, a particulièrement séduit l’Institut Robert Schuman pour l’Europe, OING dotée du statut participatif au  Conseil de l’Europe, attaché depuis 30 ans à la participation de la société civile dans les débats qui concernent son avenir, sans que souvent elle en ait conscience comme il faudrait : c’est pourquoi l’IRSE est partenaire d’un tel acte citoyen, libre et responsable.

Cette initiative porte le beau nom de « La Flamme citoyenne  : je vote donc je suis ». Elle vise à rétablir le sentiment d’appartenance de la jeunesse au corps de la nation : or ce sentiment, et c’est pour nous une évidence, ne peut que se trouver renforcé par une démarche qui incite les jeunes, sur le terrain, à prendre en main leur avenir en concourant à l’élection des hommes et des femmes qui aspirent à les représenter : le vote, ce geste absolument citoyen de déposer dans l’urne le bulletin du choix. – le vote, pouvoir insigne et formidable qui n’est jamais surestimé quant à son importance. Voilà le pragmatisme appelé par nos vœux, - voilà l’illustration pratique, concrète, d’idéaux magnifiques que l’ »Année Internationale de la Jeunesse » mettait en exergue.

 

  

Mais que pourrait valoir une telle initiative si elle n’avait lieu que dans un sens, celui des votants, les jeunes, sans considération pour ceux qui sont élus ? L’un des objectifs primordiaux de la « Flamme citoyenne » vise à sensibiliser les élus sur le potentiel électoral considérable que représente la jeune génération, sur l’importance de se mettre véritablement à leur écoute, sans omettre l’urgence d’apporter des solutions concrètes aptes à améliorer leur situation et à apaiser leur inquiétude quant à l’avenir, sombre de toutes les incertitudes et de toutes les précarités. C’est pourquoi la « Flamme citoyenne » donne aussi la parole aux élus, hommes et femmes responsables qui partent à la rencontre du jeune électorat et à l’écoute de leurs aspirations telles qu’elles s’expriment, spontanément ou de manière plus élaborée, lors des rencontres et des débats. Mais c’est aussi la raison pour laquelle MOSAÏC, forte du soutien des délégations permanentes de la France à l’ONU et à l’UNESCO, soutenue par des parrains prestigieux comme Rama Yade et Gérard Araud, ainsi que par tous ses partenaires comme l’Institut Robert Schuman, organise une cérémonie de clôture solennelle sous l’Arc de Triomphe le Samedi 24 septembre 2011 à 18h à Paris, en présence des grands médias et de 1500 jeunes venus de toute la France, parmi ceux qui ont pris la parole. Un défilé aura lieu sur l’avenue des Champs Elysées jusqu’à l’Arc de Tromphe où la Flamme du soldat inconnu sera ravivée en présence du général Cuche ainsi que de nombreuses  personnalités du monde politique.

Il faut selon nous au moins un tel événement pour donner une impulsion décisive au jeune électorat avant des élections présidentielles qui verront s’affronter deux termes vraiment différents de l’alternative politique. A l’heure de la poursuite sous différentes formes d’une crise économique sans précédent depuis 1929 dont les conséquences touchent en priorité les jeunes, dans un marché de l’emploi frileux et hésitant quant aux premières embauches, à l’heure d’une crise identitaire et communautaire fondamentale qui voit s’affronter, au lieu d’idées constructives et progressistes, des groupes ethniques, religieux, idéologiques, et qui diffuse parmi les jeunes les plus défavorisés le poison du ressentiment et de la vengeance, une telle initiative, fondée surtout sur des principes d’action fermement établis et assumés, permet de resituer le débat, non pas sur des idéologies stériles et polémiques, mais sur une lecture pragmatique de la situation économique, sociale et culturelle de la jeunesse et sur sa participation non seulement souhaitée mais aussi réalisée au débat public. Car si les idées mènent le monde, l’action leur donne corps et chair, et cette incarnation par l’incitation concrète à la participation redonne espoir dans une époque où la sinistrose l’emporte le plus souvent sur les projets et les enthousiasmes. La jeunesse n’a pas besoin de tribunes d’experts animés par de bons sentiments et de nobles intentions qui soulèvent les problèmes sans se soucier de les résoudre. Nous croyons, au contraire, que l’incitation à la petite action citoyenne, multipliée par le nombre de jeunes responsables et conscients des enjeux, incitation modeste, certes, mais riche de toutes les promesses, - nous croyons qu’une telle incitation redonne à la politique une fraîcheur et une présence au cœur de la société civile dont elle a plus que jamais besoin. Le sentiment de distance entre elle et le peuple, et a fortiori entre elle et la jeunesse, est aujourd’hui si grand, qu’il ne faut pas craindre l’humilité : un bus parcourant la France – cela peut sembler une goutte d’eau dans la mer de la citoyenneté ; et pourtant, cette initiative, dont la clôture, grandiose et symbolique, donnera le ton et l’ambition, constitue une des démarches citoyennes les plus prometteuses et les plus enthousiasmantes de ces dernières années. La réconciliation de la jeunesse avec ses représentants passe par le recouvrement par la jeunesse de ses droits, dont le tout premier, et le plus essentiel, se nomme : droit de vote. Convertir ce droit en devoir décidé et assumé par la jeunesse est la plus haute des promesses. Puisse-t-elle trouver la résonance qu’elle mérite ! C’est en tout cas notre vœu le plus cher.

               

 

               

 

Florence Gabay , vice-présidente déléguée générale pour la culture et le mécénat  de l’Institut Robert Schuman pour l’Europe,

 

Maurice Rieutord, Délégué Général de l’Institut Robert Schuman pour l’Europe

 

la reconnaissance de l'Etat de Palestine par l'ONU

 
 



Le peuple palestinien appelle le monde à reconnaître la Palestine comme Etat. Plus de 120 pays ont approuvé cette demande, mais les Etats-Unis et Israël tentent de la bloquer. Les dirigeants européens sont encore indécis. Dans 24 heures, la proposition sera présentée à l'Assemblée générale des Nations Unies. Si nous parvenons à convaincre l'Europe de soutenir cette initiative légitime et non-violente, cela pourrait marquer un tournant spectaculaire vers la paix. Cliquez pour signer la pétition urgente:

Signez la pétition

Dans 24 heures, l'Assemblée générale de l'ONU se réunira, offrant au monde une chance d'adopter une nouvelle proposition qui pourrait mettre fin à des décennies d'échec des pourparlers de paix israélo-palestiniens: la reconnaissance de l'Etat de Palestine par l'ONU.

Plus de 120 nations du Moyen-Orient, d'Afrique, d'Asie et d'Amérique latine soutiennent déjà cette initiative, mais le gouvernement de droite d'Israël et les Etats-Unis tentent d'empêcher cela. L'Europe reste indécise. Seule une pression publique massive pourrait pousser ce bloc déterminant à voter avec le reste du monde en faveur de cette opportunité capitale de mettre fin à 40 années d'occupation militaire.

Cela fait des décennies que les initiatives de paix menées par les Etats-Unis échouent, tandis qu'Israël a confiné la population palestinienne dans des enclaves, confisqué ses terres et empêché son indépendance. Cette initiative audacieuse pourrait donner un nouveau point de départ pour résoudre le conflit. Nous n'avons que 24 heures pour persuader l'Europe d'approuver cette demande de reconnaissance de l'Etat palestinien, et pour montrer clairement que les citoyens du monde entier soutiennent cette proposition diplomatique légitime et non-violente. Signez la pétition et envoyez ce message à tous vos amis -- atteignons 1 million de voix:

http://www.avaaz.org/fr/independence_for_palestine_fr/?vl

Si les racines du conflit israélo-palestinien sont complexes, la plupart des gens de tous bords s'accordent à dire que la meilleure voie vers la paix est la création de deux Etats. Mais les nombreux processus de paix ont été mis en échec par la violence des deux côtés, par la construction de vastes colonies israéliennes en Cisjordanie et par le blocus humanitaire de Gaza. L'occupation israélienne a réduit et fragmenté le territoire sur lequel un Etat palestinien pourrait se fonder et a fait de la vie quotidienne des Palestiniens une épreuve écrasante. L'ONU, la Banque Mondiale et le FMI ont tous trois récemment déclaré que les Palestiniens sont prêts à diriger un Etat indépendant, mais le plus grand frein à cette réussite est l'occupation israélienne. Même le Président des Etats-Unis a appelé à mettre fin à l'expansion des colonies et à un retour aux frontières de 1967 avec des échanges de territoires négociés, mais le Premier ministre israélien Netanyahu a refusé catégoriquement de coopérer.

Il est temps de changer radicalement d'approche, en passant d'un processus de paix inefficace à une voie nouvelle vers le succès. Alors que les gouvernements israélien et américain qualifient l'initiative palestinienne d' "unilatérale" et de dangereuse, les nations du monde entier soutiennent massivement cette démarche diplomatique dénuée de toute violence. La reconnaissance mondiale de la Palestine pourrait étouffer les extrémistes qui évoquent la violence comme seule solution, et encourager l'expansion d'un mouvement non-violent israélo-palestinien en phase avec l'élan démocratique dans la région. Plus important encore, elle relancera la possibilité d'une résolution négociée du conflit, permettra aux Palestiniens d'accéder à de nombreuses institutions internationales pouvant promouvoir la liberté des Palestiniens, et enverra un signal fort au gouvernement israélien pro-colons indiquant que le monde ne tolèrera plus leur impunité et leur intransigeance.

Depuis trop longtemps, Israël sape les espoirs d'un Etat palestinien. Depuis trop longtemps, les Etats-Unis les apaisent, et depuis trop longtemps l'Europe se cache derrière les Etats-Unis. A l'heure actuelle, l'Europe reste indécise sur la question d'un Etat palestinien. Nous n'avons que 24 heures pour atteindre 1 million de voix. Appelons-les chefs d'Etat européens à être du bon côté de l'histoire en soutenant la déclaration palestinienne de liberté et d'indépendance, par un soutien franc et massif et une aide financière. Signez la pétition urgente appelant l'Europe à appuyer cette demande pour une paix durable en Israël et en Palestine:

http://www.avaaz.org/fr/independence_for_palestine_fr/?vl

La création d'un Etat palestinien n'apportera pas de solution à ce conflit inextricable du jour au lendemain, mais sa reconnaissance par l’ONU va changer la dynamique et ouvrira la voie vers la liberté et la paix. En Palestine, la population se prépare avec espoir à réclamer de nouveau la liberté que sa génération n'a jamais connue. Soutenons-les et poussons nos chefs d'Etat à faire pareil, de la même manière qu’ils ont été aux côtés des peuples égyptien, syrien et libyen.

 
PLUS D'INFORMATIONS

Abbas va demander la reconnaissance d'un État palestinien à l'ONU (France24)
http://www.france24.com/fr/20110916-proche-orient-conflit...

Les Palestiniens vont à l'ONU à cause de "l'échec" du Quartette (Libération)
http://www.liberation.fr/depeches/01012360483-l-absence-d...

L'Union européenne appelle à une "solution constructive" (Le Monde)
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2011/09/17/et...

Des Palestiniennes et des Israéliennes manifestent pour un Etat de Palestine (RTBF)
http://www.rtbf.be/info/monde/detail_des-palestiniennes-e...

Grossman : "Qu'Israël le premier reconnaisse la Palestine" (Rue89)
http://www.rue89.com/entretien/2011/09/11/grossman-quisra...

Palestiniens : l'ONU salue les progrès dans la construction des futures institutions
http://www.un.org/french/Depts/dpa/news.asp?NewsID=26296

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